dimanche 27 octobre 2019

Fête de l’abeille noire Belle-île-en-Mer 6° édition « J’ai fait un rêve, celui de l’abeille noire …. »


Ce voyage commence comme les belles histoires par, il était une fois …

Il était une fois deux compagnons Cédric Ouary et Yann Audrain liés par la naissance qui ont fait un rêve. Le rêve de la Reine Noire. De lointains ancêtres leur avait conté son histoire. Elle était venue du fond des âges. De si loin que seules quelques traces subsistaient de son passé : dessinées sur les parois des cavernes, à l’intérieur des cartouches hiéroglyphes, incluses dans l’ambre de la baltique, pétrifiées dans les roches, ou sur quelques bijoux façonnés d’or.

Ils se sont mis en quête de retrouver ce trésor précieux à leur coeur. Durant des années, ils ont parcouru la lande bretonne, traversé l’océan à la recherche du sanctuaire.
Dans la maison d’Ouessant, au bout du monde, ils l’ont enfin aperçue.
Belle dans sa robe d’ébène, richement brodée de fils d’or, elle règne sur sa colonie. Nourrie du nectar des bruyères qui courent sur cette terre battue par les vents, forgée par les embruns de l’océan, elle est le dernier témoin d’une longue lignée.

Que s’est il passé ?

A l’aide de Lionel Garnery, généticien et évolutionniste, maître de conférence, président de la Fedcan (fédération européenne des conservatoires de l’abeille noire), ils ont remonté le fil de son histoire.

Lionel Garnery
Lionel Garnery leur parle de la biodiversité de l’abeille : une espèce qui a une aire de répartition naturelle qui couvre l’ensemble de l’Europe, de l’Afrique en passant par le Proche-Orient. L’espèce Apis est différenciée en 26, 29 races géographiques. En Europe il y en a 13. Beaucoup sont situées sur les îles, et les autres sont réparties un peu partout en Europe.
Celle qui les intéresse est Apis mellifera mellifera qui se trouve depuis les Pyrénées jusqu’à la Scandinavie. Ces races ne sont pas là par hasard. Elles se sont adaptées aux différents climats : méditerranéen, océanique, continental…
Ces caractères d’adaptation sont essentiels. C’est pour cela qu’il y a une diversité naturelle aussi importante chez l’abeille.
Ruttner fut le premier à démontrer la répartition des races en quatre grandes lignées évolutives : la lignée Ouest Méditerranéenne (où se trouve l’abeille mellifera) de la péninsule ibérique, toute l’Europe de l’Ouest et l’Europe du Nord; la lignée Nord Méditerranéenne située dans une enclave à l’Est de l’arc alpin et au Sud de l’arc alpin et des Carpates avec les races ligustica, carnica et cecropia; la lignée africaine Afrique et Proche Orient; et la lignée Orientale aussi appelée caucasienne (race caucasica).

Lionel Garnery raconte le scénario de l’évolution de l’espèce. (conférence)

« Il y a 20 millions d’années, l’Europe est vierge d’abeille. A partir d’un centre de dispersion situé probablement au Proche Orient , il y a une première colonisation de l’Europe qui passe au Nord des chaînes de montagnes par les plaines d’Ukraine, puis la Pologne, l’Allemagne, la France. Cette colonisation s’installe, il y a environ 1 million d’années, dans les régions tempérées de l’Europe. Les abeilles vivent ainsi. Puis, une première glaciation survient il y a 300 000 ans. Les glaciers sont arrivés jusqu’aux côtes de l’Angleterre. Une zone de toundra s’est mise en place au Sud de cette zone rendant impossible la vie aux abeilles. Pendant cette période de glaciation, elles se sont réfugiées sur deux zones de refuge :  ibérique (au Sud de la France, en Espagne), et oriental (au Proche Orient et au Caucase).
Suit une période de réchauffement. Les abeilles re-colonisent l’aire de distribution avec une petite différence par rapport à l’origine : une barrière s’est probablement levée donnant par la suite la lignée Nord Méditerranéenne.
Puis il y a 20 000 ans, survient une nouvelle glaciation moins importante. Les abeilles du Nord périrent. Les autres vont se réfugier dans les deux refuges précédents ibérique et orientale ainsi que deux nouveaux : l’un dans la péninsule grecque (lignée purement Nord Méditerranéenne) et l’autre italien (avec un mélange avec les abeilles de la lignée Ouest donnant l’abeille italienne).
Avec le réchauffement, les abeilles colonisent de nouveau les territoires mettant en place les races actuelles. Il y a des races de refuge, et des races d’effet de fondation, de colonisation. Apis mellifera mellifera est typiquement une abeille de colonisation. Il y a une adaptation progressive au climat tempéré froid. Des différences d’adaptations écologiques, de comportements entre races, et à l’intérieur de certaines races sont observées. Dans certaines régions des écotypes se mettent en place et montrent des adaptations à des zones géographiques ».

La reine noire est là, tout près peut-être, en sommeil dans quelques vallons. Cédric Ouary et Yann Audrain sont déterminés à vouloir agir.

Agir pour l’abeille noire.

Armés de volonté, ils cherchent sur leurs terres d’origine les dernières souches survivantes à la disgrâce ambiante… « Agressive, non productive et essaimeuse » entendent ils. Partout le même discours, tout sauf la noire. « Trop de caractère, elle pique ! » Oui c’est une abeille pas un vers à soie…
Ils créent dans un premier temps un blog abeillenoire44, www.abeillenoire44.fr pour expliquer et témoigner de leurs pratiques apicoles. Ils fédèrent ainsi autour deux un cercles d’apiculteurs et d’apicultrices. Ils mettent à disposition d’un syndicat apicole (Unapla) http://unapla.org/ leurs connaissances. Ils proposent de faire découvrir aux futurs apiculteurs et apicultrices en formation, la biodiversité de l’abeille en enrichissant les ruchers écoles d’abeilles noires.

Vient alors le temps de poser la première pierre de l’ambitieux projet de préservation de l’abeille noire. Yann Audrain et Cédric Ouary fondent une association.

Abeille Noire Atlantique est née le 1 mars 2019.


  
Ils sont neuf : Christian, Laurence, Yann, Claude, Cédric, Yannick, Martine, Michel, et Patrick.
Ils veulent rassembler des apiculteurs et des apicultrices volontaires engagés pour la préservation de l'abeille noire.


 Les premiers échantillons d’abeilles sont envoyé au CNRS à Gif sur Yvette pour analyses.

Après le solstice d’automne, les conservatoires d’abeilles noires se rencontrent.
Ils viennent d’îles-de-France (Canif), de la lointaine Savoie (ceta), d’Auvergne (Canec), des Cévennes (l’Arbre aux abeilles), des îles Ouessant, Groix, Belle-île, d’Ardèche (Boutières), des Ardennes et de l’Orne.


Cette année, c’est le conservatoire de Belle-île-en-Mer APCANBI qui reçoit.

Jean Claude Guenneteau, président, a souhaité inviter deux petits nouveaux, en devenir : CANO d’Oléron et ANA de Loire-Atlantique ! Nous ! Pour Yann et Cédric, c’est leur 5° participation, mais la première en tant que représentants engagés pour l’abeille noire.

Nous sommes très honorés et fiers de pouvoir partager ces riches moments. Nous avons préparé ce rendez-vous avec beaucoup d’enthousiasme et de fébrilité. Nous avons conçu flyers, bâche, et tenues pour offrir aux visiteurs une visibilité sur notre jeune association.


Raymond Daman


Cédric a réalisé un montage vidéo lors de sa visite à Raymond Daman, du conservatoire de l’Orne dans le Perche.

Raymond, c’est un peu notre parrain de coeur! Il est absolument charmant. Il ne porte presque jamais sa combinaison apicole. C’est vraiment un accessoire pour lui, un contre argument pour tous les détracteurs de l’abeille noire qui la disent agressive !!!

Avec sa crinière blanche, C’est Raymond le Magnifique.

Jean Claude Guenneteau
Nous remercions mille fois Jean Claude de nous avoir invité. Grâce à lui, nous avons ressenti de la reconnaissance pour notre travail. Nous avons goûté à sa bienveillance
et à son empathie pour notre cheminement. Le fort sentiment d’entraide qui règne au sein de la Fedcan rassure nos craintes et renforce notre courage. Et du courage, il en faut pour emprunter cette voie. « La voie du milieu » tempère Yves Elie Laurent.

Nous avons rempli à ras bord nos paniers d’informations, glanant de ci de là de précieux renseignements. Pêle mêle voici quelques uns d’une longue liste :
Merci à Noël Mallet président du conservatoire de Combrailles (Auvergne) pour son texte afin de préserver l’espace communal.
Merci à Quentin Le Guillou apiculteur pro bellilois de nous avoir régalé de pains d’abeille, de miel de Bruyère et d’Hydromel.


Merci à Yves Elie Laurent président du conservatoire des Cévennes pour ces précieux renseignements sur les semences des plantes mellifères pérennes.

Merci à tous de nous avoir permis de goûter à la diversité des miels. Certains, s’en sont particulièrement délectés !

Le miel de pissenlits d’Auvergne avait un sérieux goût de reviens s‘y !
 Quant à l’hydromel, cela restera entre nous ….

  


🍽Les repas étaient excellents et on pouvait sentir tout l’amour du cuisinier. Les bénévoles ont 🏆
travaillé sans relâche au bien-être des invités. Ils ont placé la barre très haut !
L’assoiffé de Pilou est encore en mémoire de notre palais !




Les Bellilois ont eu à cœur de nous faire visiter les merveilles de leur île, si paisible et romantique en
arrière saison …
Les enfants des écoles nous ont offert un joli conte à écouter et à chanter.






Les conférences furent très suivies.
Nous avons eu une grande frayeur en apprenant que le chercheur Lionel Garnery était souffrant, au point de ne pas pouvoir se déplacer.
Finalement, une solution numérique lui a permis d’être présent à Belle-île.


 


Nous nous posons de nombreuses questions. Nous nous sentons encore à l’étape de nymphe, en mâturation.
Sommes nous prêt à franchir le pas pour nous constituer en conservatoire ?
Philippe Ruchat et Raymond Daman n’ont aucun doute, et nous y incitent chaleureusement.

Cédric Ouary et Yann Audrain

Que dit notre présence à la fête de l’abeille noire ?
Qu’est ce que nous voulons pour l’abeille noire en Loire-Atlantique ?

Les conférences proposées par l’équipe de Jean Claude Guenneteau, les multiples moments où nous avons pu échanger, ont apporté beaucoup d’éléments à notre réflexion.

Pourquoi préserver l’abeille noire ?
Pourquoi la faire disparaitre ?…

Qu'est ce qu’un conservatoire ?
Quelle est sa mission ?

Lionel Garnery explique que la structuration des races d’abeille est en relation avec les adaptations acquises au fil de l’histoire évolutive de l’espèce. Un des problèmes actuels est la tendance à eugéniser cette diversité. Il résulte des déséquilibres de l’écosystème, moins riche en diversité.

Il évoque de multiples facteurs :

-    l’évolution du climat et les dérèglements climatiques
-    l’agriculture intensive
-    la pollution industrielle
-    la pollution agricole (pesticides)
-    la mondialisation avec des mouvements d’espèces volontaires, ou involontaires
-    les espèces invasives : varroa, nosema, Aethina, les agents infectieux, les virus associés
-    les pratiques apicoles, la transhumance

Lionel Garnery souligne la confusion entre biodiversité et agro diversité, c’est à dire la diversité utile à l’agronomie et aux productions.
Le filtre de la sélection naturelle éliminait une partie des populations dont les combinaisons de gènes n’entrainaient pas de bonnes adaptations au milieu.

amnésique, et affaiblie

Les pratiques apicoles, l’importation massive de reines, l’hybridation provoquée pour rechercher l’hétérosis, ont contribué à créer l’effet d’homogénéisation de l’ensemble des populations. Ce facteur associé aux facteurs précédemment cités contribue au déclin des abeilles, à leur affaiblissement. Les apiculteurs compensent ce manque d’adaptation au milieu par l’entretien artificiel des colonies. L’ entretien artificiel des colonies se traduit par l’augmentation du nourrissage au sirop, au candi, et la production d’un miel parfois frelaté.

La dynamique naturelle de l’abeille n’est plus respectée.

« Il est grand temps de faire quelque chose si on veut conserver encore notre abeille noire », déclare t’il.
Il faut trouver un consensus dans la gestion globale des populations d’abeilles.
Le consensus se fera par l’intermédiaire des zones conservatoires. Ces zones permettront de conserver de la diversité pour pouvoir servir de réservoir de gènes.

Les conservatoires doivent avoir un double usage.

Les conservatoires sont des réservoirs de biodiversité.
Ils sont là pour assurer le maintien d’un niveau de variabilité suffisant à la survie naturelle : c’est à dire empêcher la domestication définitive de l’espèce. Ce qui pourrait être le pire chez l’abeille c’est qu’elle devienne le vers à soie des insectes, qu’elles soient totalement entretenues de manière artificielle dans des élevages.
Ils doivent avoir un cahier des charges avec des objectifs précis, et également un cahier de bonnes pratiques.

Les conservatoires sont des réservoirs d’Agro diversité
Les conservatoires doivent suivre et enregistrer les performances des colonies de manière à pouvoir servir de réservoir de gènes pour l’apiculture : faire un tri des colonies intéressantes.
La multiplication et la sélection de ces souches n’est pas du ressort du conservatoire mais de
l’apiculture professionnelle.

Compte tenu de la situation actuelle de l’hybridation à l’échelle nationale, il est important de réaliser des études d’impacts dans les espaces naturels pour caractériser l’état des populations.
L’étape la plus importante et la plus difficile est celle du maintient de la diversité locale.

Les conservatoires ont de plus en plus de mal à conserver
 de manière relativement pure leurs abeilles noires.

Ce constat est lié à l’absence de respect pour ces zones, et à l’absence de réglementation pour ces zones.
Si les conservatoires n’arrivent pas à entretenir les zones, ils seront dans l’incapacité de répertorier les capacités apicoles des colonies et par conséquent ne pourront pas fournir de souches à l’apiculture professionnelle qui seraient intéressantes pour eux.

La zone conservatoire

La zone coeur d’un conservatoire est un cercle de 3 km sur la carte, étendue à 7 km pour la zone dite tampon. Cela représente une surface protégée d’environ 150 km2 ( pi x r2).
Cette zone assure un périmètre de mise à distance de colonies d’élevages issues d’autres lignées évolutives. Présenté ainsi, c’est un timbre poste à l’échelle d’un territoire.

Alors pourquoi est-ce si compliqué de respecter un timbre poste ?

Vincent Canova du conservatoire ardéchois en sait quelque chose. La situation de l’abeille noire des Boutières est l’objet de toutes les préoccupations au sein de la Fedcan.
Il est en péril, pour le sauver il va falloir reconstituer le cheptel.


Lionel Garnery est en colère. Il tempête contre les multiples diffamations et comportements irrespectueux.
« Il est facile de dire que les conservatoires sont inefficaces lorsque sont introduites dans les zones conservatoires :
-    des colonies d’origine incertaine de manière inconsciente par manque de formation. Les formations apicoles ne forment pas les futurs apiculteurs à l’existence de races naturelles, à la biodiversité.
-    des colonies volontairement et en toute conscience pour rechercher de nouvelles ressources économiques en particulier dans les espaces naturels.
-    des colonies pour faire féconder les reines par des mâles noires pour bénéficier de l’effet d’hétérosis.
-    des colonies pour nuire aux conservatoires de manière à ce que l’on soit inefficace, et nous le reprocher ensuite dans les éditoriaux ».

Un conservatoire, c’est un défi

Il faut une concertation au départ pour la mise en place d’un conservatoire avec de nombreux interlocuteurs :
 dialogues et concertations

-    les apiculteurs de loisir présents sur le territoire.
-    les apiculteurs professionnels sur place, et ceux qui transhument.
-    les syndicats de professionnels
-    les propriétaires qui accueillent les ruches sur leur terrain
-    les associations engagées dans la préservation de l’environnement
-    les collectivités locales et régionales
-    les zones protégées, zones sensibles
-    les paysans

Il va falloir prévoir quelques 🍸 d’hydromel ! et des pots de miel !

associer les pouvoirs politiques et publiques

La sensibilisation doit se poursuivre auprès des communes limitrophes du conservatoire pour empêcher l’installation de futures colonies d’espèces différentes.
Les conservatoires de Belle-île, Groix, et Ouessant bénéficient d’arrêtés municipaux interdisants l’importation de ruchers.
Le conservatoire de Combrailles a écrit et diffusé un arrêté municipal intitulé « arrêté relatif à l’introduction d’abeilles sur le territoire communal ». Il a été voté par 8 communes. La maîtrise du foncier est une sécurité.
Les apiculteurs de l’île d’Oléron (Cano) ont déjà intégré ce facteur de réussite pour l’avenir de leur futur conservatoire. Ils ont le soutien des maires, et de la communauté de commune, qui étaient présents à la fête.

trouver le financement

Le financement des études génétiques constitue la plus grosse part du budget.
Un test complet coûte environ 31€ TTC l’abeille. Le défi financier consiste à trouver des aides, des subventions. Un conservatoire n’ayant pas de « valeur marchande », il faut faire appel à la philanthropie, à l’humanisme, à la valeur ajoutée, aux bienfaits communs …

ressources environnementales

La colonie est intimement liée à son environnement pour rythmer sa ponte et sa capacité de couvaison. L’aptitude à anticiper la saisonnalité tient à l’ancrage engrangé au fil du temps de l’écotype à son territoire et à son climat.
Les ressources mellifères, l’eau, les pratiques agricoles sont à répertorier autour de la zone conservatoire. Les paysans du territoire sont des atouts, des alliés à ménager. Souvenez-vous, de la voie du milieu d’Yves Elie…

l’éveil des consciences

Sensibiliser les citoyens à plus de respect pour le vivant, aux écosystèmes, à la biodiversité. L’abeille est un bien commun au service de la nature et des humains.
L’apiculteur n’est pas un éleveur de « bétail ailé ». Il doit cesser d’exploiter l’abeille, la domestiquer.
La zone conservatoire permet à l’abeille un retour à l’état presque sauvage ou l’essaimage naturel n’est pas une fatalité, la production de miel un cadeau pas un tiroir-caisse, la marchandisation des reines et leurs divers traitements une aberration au plus une maltraitance.

Le rêve de la Reine Noire, déjà bien teinté de nuances de gris, plonge subitement dans des profondeurs cauchemardesques. Ce n’est plus le rêve de la Reine noire mais celui de la Veuve noire ☠.
Le bal des vampires est ouvert avec la calamiteuse propagation du frelon asiatique sur le territoire français. La mondialisation, le transfert de parasites opportunistes d’une zone à l’autre, la marchandisation du vivant, le silence coupable sur des pratiques apicoles indignes, sont évoqués tour à tour.
La conférence de Monique L’Hostis vétérinaire, sur les dangers sanitaires, n’éveille pas en nous l’espérance d’un monde meilleur pour l’abeille noire. Défilent devant nos yeux acariens, insectes, champignons, protozoaires, bactéries, virus … Stop n’en jetez plus la coupe est pleine !
Gérard Arnold plombe l’ambiance avec l’évaluation des risques des pesticides sur la santé des abeilles, et la nôtre par le fait…
Il nous suggère de lire « Et le monde devint silencieux », « la fabrique du mensonge » de Stéphane Foucart.

 Puis est venu le temps de la table ronde.

Les membres des conservatoires présents, Pollinis, et Lionel Garnery ont engagé une discussion sur nos projets : celui de l’île d’Oléron et le nôtre.

Nous prenons conscience que notre rêve n’est plus une chimère.
Il prend corps, nourri de l’expérience et du savoir d’apiculteurs vénérables.

Le bateau du retour nous attend à quai. Il est temps de faire nos bagages, de dire à chacun combien nous avons été heureux d’avoir pu participer activement à cette fête de l’abeille noire.




❤️Un très grand merci à toute la formidable équipe des bénévoles APCANBI ❤️

Nous repartons plus nombreux qu’à l’arrivée (un grand merci à Sandy et sa famille)… et plein de rêves, celui de l’abeille noire qui

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