jeudi 11 février 2016

Hivernage des abeilles noires.


On peut largement lire dans la littérature apicole que l’abeille noire est très robuste et économe l’hiver. Nous pouvons d’ailleurs largement le confirmer.

A cause de la douceur de l’hiver, le candy se vend en grande quantité en ce moment.
Beaucoup d’apiculteurs sont inquiets de la diminution des réserves disponibles pour leurs colonies.
Nous avons très peu nourri en fin d’été, la plupart de nos colonies mères avaient  plus de 10kg de réserve.

De la mi-septembre à la mi-janvier, les ruches accueillant nos colonies noires de souche n’ont perdu que 2 à 3 kg en moyenne, certaines font même pratiquement le même poids !!!

Il n’en est pas de même en ce qui concerne les quelques colonies hybrides que nous avons. En effet, la moyenne du poids perdu est de plus de 5 kg.

Comment peser ses ruches.





Friedrich RUTTNER attribue plusieurs caractéristiques très intéressantes à l'abeille noire pour l'hivernage.

- un corps de grande dimension par rapport aux autres espèces, d’où une production individuelle de chaleur supérieure et une perte moindre (rapport volume/surface plus important)

- une pilosité importante, les longs poils sur l’abdomen s’intriquant lorsque les abeilles se mettent en grappe (quand la température est inférieure à 2°C) la tête à l’intérieur, formant une couche isolante comme la fourrure d’un mammifère

- une thermorégulation efficace du couvain

- moins de nourriture consommée pendant l’hiver grâce à la meilleure thermorégulation et à une quantité plus faible de couvain

- des « abeilles d’hiver » physiologiquement différentes des abeilles d’été

- les abeilles élevées en fin d’été reçoivent une quantité supérieure de bioptérine (sécrétée par les glandes nourricières), ce qui entraîne l’accumulation de protéines et de graisse dans les couches sous dermiques de l’abdomen et permet à ces abeilles d’être actives au printemps (contrairement aux Italiennes qui doivent élever du couvain pendant l’hiver)

- la production de catalase par les glandes rectales est augmentée en automne, ce qui permet l’accumulation d’une quantité supérieure de fèces pendant l’hiver et diminue le risque de dysenterie lorsque le temps rend impossible un vol de propreté.

- Contrairement aux variétés originaires de pays du sud, les colonies d'Apis mellifera mellifera ne sortent pas lorsque la température est basse et restent tranquilles à l’intérieure de la ruche.

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